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« C'est la montée de tout un club »

9 mai 2016 - 00:22

Yohan Bidault et Kenny Graindorge symbolisent parfaitement le club de football qui n'en finit plus de gravir les échelons.

Les nouvelles de Falaise, le 04/05/2016 par Jean-Luc Pellerin

Qui peut mieux symboliser la marche en avant du club de football de Potigny Villers-Canivet Ussy que Yohan Bidault et Kenny Graindorge ? Le premier nommé est employé communal, le deuxième cité bénéficie d’un Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi (CAE) au sein même du club. L’un a 32 ans, l’autre 23 ans. Certes, ils ont connu des chemins différents mais ils ont un point commun : une passion exacerbée pour leur club de cœur.

Yohan Bidault a joué dans plusieurs clubs autres que Potigny : Falaise, Mondeville, Argentan, Bayeux. « Mais je n’oubliais pas Potigny. Quand je pouvais, et si je jouais le samedi avec mes clubs respectifs, je venais voir jouer le club le dimanche ». Durant sa carrière, il a fourbi ses armes en milieu défensif, arrière latéral ou axial. « Jouer en corpo (lire par ailleurs) m’a aguerri pour les joutes futures. Quand je suis arrivé à Argentan, à 21 ans, les 6 premiers mois en DSR ont été difficiles. Les 6 mois suivants, je jouais en DH. C’est mon frère Thomas qui m’a conseillé à l’époque de venir à Argentan ».

Un souvenir
gravé à jamais

Yohan Bidault a un souvenir gravé à jamais de son passage en DH. « Lors de mon premier match à ce niveau, j’ai marqué et on a gagné à Vire sur le score de 2 – 0 ». Lorsqu’il effectue son retour à Potigny à l’aube de la saison 2014-2015, en 1ère Division, Yohan Bidault est animé d’une grande ambition personnelle qui colle à celle du club : regagner des rangs dans la hiérarchie du football.

Deux ans plus tard, Yohan Bidault et Kenny Graindorge mesurent le chemin parcouru avec leurs dirigeants, les coachs, les partenaires. Deux montées consécutives pour le premier nommé, quatre pour le deuxième cité depuis la chute vertigineuse de l’ASPVCU. C’est pourtant dans des conditions étranges que le club du président Didier Bisson a validé son billet pour la DHR.

Une commune qui respire le football

« On a appris tardivement que la réserve d’Argentan ne viendrait pas au stade des Gueules Rouges. Ça fait bizarre comme sensation. On était déçus de ne pas jouer. Après la défaite à Condé-sur-Sarthe, on avait à cœur d’officialiser la montée devant nos supporters. L’équipe était au complet. Ma réaction première, c’était donc de la déception.

On a quand même fêté un peu la montée mais on n’était pas dans l’euphorie. Ce n’était pas spontané. Quand tu es sportif, tu as envie de gagner sur le terrain. Les supporters étaient également déçus ». Même son de cloche chez Kenny Graindorge. « On avait fait une semaine de préparation sérieuse. On voulait faire une grande fête avec le public. Tout tombait à l’eau, en définitive. C’est dommage. On aurait préféré jouer ».

Pour Yohan Bidault, ces 4 montées consécutives ont une signification. « Cela valide le travail avant l’arrivée d’un nouveau coach. La politique sportive a porté ses fruits. Il y a eu une continuité avec la venue de Morgan Ranguet. Il y a eu le recrutement des Leprovost, Parmentier, Vorobieff (lui compris).

Morgan, je le connaissais très bien. C’est un gagneur comme moi, et les autres d’ailleurs. Tout ce qui arrive est bon pour le club : c’est une commune qui respire le football ». Kenny Graindorge renchérit. « C’est un club qui mérite amplement sa montée en DHR. Il faut prendre en compte le travail qui a été fourni. Ces 4 montées de suite, c’est une fierté ».

Le terrain, un vrai « plus »

Pour les deux footballeurs aux qualités différentes – l’un est défenseur, l’autre attaquant – ce brillant résultat prend la forme « d’une victoire collective. Il y a certes des individualités mais c’est la victoire de tout un club : dirigeants, coachs, joueurs, supporters et la municipalité, premier supporter avec le maire, Gérard Kepa, un ancien footballeur. La municipalité est présente, elle voit que le club grandit et nous accompagne dans la mesure de ses possibilités. À Potigny, il n’y a pas que l’équipe 1ère qui sert de vitrine, il y a aussi les autres équipes. Le club compte 262 licenciés ».

L’ASPVCU peut s’appuyer sur des atouts non négligeables : la nouvelle pelouse et les supporters. « Grâce au terrain, tu peux faire plus de jeu, ressortir davantage le ballon. On repart de derrière et on procède par petites touches, redoublement de passes. Ce sont les consignes de l’entraîneur », note Yohan Bidault. « Avant, il fallait s’adapter (avec les faux rebonds). Maintenant, c’est complètement différent. Ce n’est pas comparable. C’est un régal », ajoute Kenny Graindorge.

Kenny Graindorge se régale dans les surfaces de réparation, lui le buteur patenté. Il aime tenir à jour son compteur buts. « J’en suis à 26-27 en championnat, 37 avec les matchs officiels en coupe ». Tous matchs confondus, avec les « amicaux », cela représente plus de 40 réalisations. Comme ses coéquipiers, il apprécie le soutien sans failles des supporters.

Les joueurs se sentent pousser des ailes. « On sent qu’il y a du monde derrière, il y a des spectateurs tant à domicile qu’à l’extérieur. Au travail, les gens me parlent de football. Partout, on parle de foot », mentionne Yohan Bidault.

« Nécessité de recruter »

« Les autres clés de la réussite ? On était dans la continuité des années précédentes. Mais il ne faut pas se voiler la face. D’année en année, il y avait nécessité de recruter. Ce sera encore le cas pour la saison prochaine. Il y a un collectif soudé, avec des valeurs ajoutées. Rudy et Teddy Leprovost ont beaucoup apporté et Gaëtan Lechartier laisse entrevoir de belles promesses. Ils sont dans l’état d’esprit du club », poursuit Yohan Bidault.

« On était sûrs de nos forces sans se prendre pour d’autres. On faisait nos matchs. Avant de concéder 2 défaites, on en a quand même gagné 14 de suite. Ce n’était pas évident, dans une poule physique où il y a beaucoup de fautes. On s’est fait rentrer dedans. On était devenus l’équipe à battre. À l’heure d’aujourd’hui, on est dans une configuration où il faut renforcer la réserve. On constate alors qu’on n’a pas un effectif aussi étoffé », prolonge Yohan Bidault.

« Je suis heureux. Ma compagne joue dans l’équipe féminine. On a une petite fille, Lou, qui a 6 ans. J’ai une pensée pour mes parents. Là-haut, ils doivent être fiers. Le football, c’est mon grand plaisir. Je suis un gagneur, au point de faire la tête les soirs de défaite ». Cela n’aura pas été trop le cas cette saison.

La question que l’on peut se poser est la suivante. Mais où s’arrêtera donc l’AS Potigny Villers-Canivet Ussy ? « Il faut garder la tête froide et sur les épaules, ne surtout pas s’enflammer. On verra bien la saison prochaine au fil des rencontres », conclut Kenny Graindorge.

Jean-Luc PELLERIN

Yohan Bidault est né le 18 janvier 1984 à Falaise. Il débute le football à Potigny à 6 ans, sous les ordres notamment de Jean Barbera. L’anne suivante, il part à Falaise car « il n’y avait plus de jeunes au club de football ». Il reste dans la cité de Guillaume le Conquérant jusqu’à 13 ans. Il évolue ensuite pendant deux saisons à Mondeville, en 13 ans et 15 ans DH. À 16 ans, il revient à Potigny où il va évoluer en 1ère. Il participe à la montée du club en PH. À 18 ans, après avoir réussi son examen dans le domaine de la logistique, il s’en va à Peugeot Citroën Cormelles. Il joue dans le milieu corporatif en DH de 18 à 21 ans. De 21 ans à 26 ans, il opère à Argentan. Il prend ensuite la direction de Bayeux où il effectue quelques matchs en DH. À 27 ans, il joue à Falaise en DHR. C’est le retour à Argentan en DSR où il valide une accession en DH. Il revient à Potigny pour l’exercice 2014-2015. Il participe aux deux montées en PH puis DHR.
Kenny Graindorge est né le 27 août 1992 à Falaise. Il commence la pratique du football à Potigny à l’âge de 4 ans et demi. Il reste dans le club de la cité minière jusqu’à 14 ans avant de rejoindre la cité de Guillaume-le-Conquérant. À Falaise, il joue durant deux saisons. Il arrête pendant un an. À 17 ans, c’est le retour à Potigny. Il assiste au déclin du club qui se retrouve quasiment au plus bas niveau de district. Il apporte sa large contribution au renouveau de l’ASPVCU, au retour en DHR via 4 montées consécutives. Il a un CAE (Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi) au sein de l’AS Potigny Villers-Canivet Ussy. Depuis un peu plus de 4ans, il gère au quotidien les tâches confinées à un club : l’entraînement des jeunes, le planning des rencontres, le lavage des maillots… En outre, il a en charge le périscolaire au sein de la commune. Il s’occupe également des enfants lors des repas du midi à la cantine scolaire.
14420 Potigny


Commentaires

Staff
Christian Le Duc
Christian Le Duc 17 mai 2016 23:20

Wahouuuuuuuuuuuu Le site du club reprend, il n'est pas uniquement occupé par Les vétérans ou les U15 Potigny est un club, génial....Par contre cela fait désordre, quand on regarde les résultats de la A 0 perdu, 0 nul et 0 gagné....Vous avez joué?

2-3
U.S. PETRUVIENNE / U18 environ 7 heures
U.S. PETRUVIENNE / U18 : résumé du match environ 7 heures
3-5
A.S P.V.C.U Vétérans / IFS AS environ 18 heures
4-6
Séniors B / U.S. MUNICIPALE BLAI 3 jours
Séniors B / U.S. MUNICIPALE BLAI : résumé du match 3 jours
3-5
A.S P.V.C.U Vétérans / IFS AS 7 jours
A.S P.V.C.U Vétérans / IFS AS : résumé du match 7 jours
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